Faire la guerre au vomi? Un pas de plus vers une vie sans émétophobie.

D’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours eu peur du vomi. Peur d’entendre quelqu’un vomir, peur de voir quelqu’un vomir et le pire, de vomir moi-même.

Dans un article précédent, je vous ai partagé la première fois que j’ai été en contact avec le vomi et dernièrement, je lisais une étude qui comparait les phobies et le choc post-traumatique. J’ai trouvé ça hyper intéressant, car effectivement, cette première “rencontre” avec l’ennemi était réellement un traumatisme.

La guerre au vomi.

Guerre au vomi

Pendant plus de 25 ans, j’ai fait la guerre au vomi et parfois, dans un grand moment de peur, je me retrouve de nouveau dans la tranchée pour me protéger. Je me retrouve en p’tite boule pendant que l’ennemi approche et je tremble de tout mon corps.

Je pleure, je rage et après avoir gagné la bataille, je suis vidée. J’ose à peine fermer l’oeil de la nuit, car je dois rester à l’affût. Je dois être vigilante aux moindres sons et aux moindres mouvements. Je dois être alerte, car l’ennemi pourrait revenir et me prendre par surprise. Si je ne suis pas aux aguets, ma vie peut être en danger à tous moments. Même si je suis bien cachée dans ce trou de terre, le visage beurré de boue pour fondre dans le décor, l’ennemi va certainement me trouver.

Le vomi, mon ennemi?

Mais aujourd’hui, j’ai envie de vous parler du vrai ennemi. Celui que je n’ai jamais soupçonné. Celui qui a toujours été là pour me protéger. L’agent double qui est si bon dans ses façons de me rassurer que je n’ai jamais douté de lui. J’ai toujours cru que les armes qu’il me donnait étaient pour mon bien. Il a toujours été là pour moi alors comment aurais-je pu deviner que c’était lui qui me causait autant de souffrance?

Je dois lui donner du crédit, mon ennemi est définitivement le maître de la ruse! Sérieusement, pour être capable de me mettre de la poudre aux yeux pendant 25 ans, il est fort! Me faire croire que c’est avec le vomi que je dois faire la guerre, même après l’avoir démasqué, wow! Il est un expert.

Heureusement, je suis maintenant assez forte pour ne pas le laisser me berner de nouveau. Je n’ai pas encore gagné ma guerre contre lui, mais j’ai gagné plusieurs batailles. Je vais continuer à m’entraîner, à trouver de meilleures tactiques et de meilleures armes. Je vais créer une défense impénétrable pour un jour, être prête à être au front de l’attaque!

Le VRAI ennemi!

guerre au vomi

En lisant ces quelques lignes, vous vous demandez probablement qui est ce vrai ennemi. Encore plus si vous aussi êtes émétophobes! Pour vous c’est une évidence que l’ennemi juré est le vomi n’est-ce pas? Eh bien, c’est avec réticence que je vous dis que l’ennemi, le vrai, c’est l’émétophobie. Pourquoi est-ce que j’hésite à le dire? C’est simple, l’ennemi me fait toujours douter!

Mais voyez-vous, je sais que ce que je dois éliminer de ma vie c’est la phobie de vomir et non le vomi. Le vomi ne m’empêche pas de vivre lui! Ce n’est pas lui qui fait que je sors à peine en période de gastro. Ce n’est pas lui qui m’empêche de me nourrir et ce n’est pas lui qui me prive de sommeil.

On s’entend là, je ne souffre pas et vous ne souffrez pas parce qu’on passe notre temps à vomir. Non! On souffre parce qu’on passe notre temps à avoir peur de vomir.

Comment gagner la guerre.

Les armes que notre vrai ennemi nous donne sont en réalité des bombes à retardement. À chaque gravol avalée, à chaque sortie manquée et à chaque chewing gum mâché, nous donnons raison à l’émétophobie. Lorsqu’on évite, on renforcit la phobie. En l’écoutant, nous lui donnons raison et elle devient de plus en plus forte. C’est plate hein?!

La bonne nouvelle par contre, c’est que le jour où vous réaliserez que l’ennemi numéro 1 est l’émétophobie, vous aurez la plus grande bataille de gagnée.

À toi, mon vrai ennemi l’émétophobie, la guerre, c’est moi qui la gagnerai!

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