Comportements pièges de l’émétophobie : Aux moindres maux, je penses gastro! Deuxième partie.

L’automne est arrivé, YÉ! Les arbres avec leurs manteaux colorés, le temps frisquet qui rime avec doudous et bas chauds combinés avec du ” Netflix & chill “… tout sonne comme un combo parfait pour la saison du coccooning n’est-ce pas? J’aimerais pouvoir focuser seulement sur les points positifs de l’automne. Malheureusement, pour une émétophobe, le retour du froid est aussi synonyme du virus maudit : la gastro!

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Il y a quelque temps déjà, vous avez pu lire la première partie de cet article. J’ai précieusement gardée la deuxième partie pour un moment difficile pour tous les émétophobes car dans celui-ci, je vous partage des pistes pour lutter contre le vrai ennemi. Même si nos tripes nous crient d’éviter à tout prix certaines situations, voici ce qu’il ne faut pas faire si nous voulons un jour guérir de cette maladie  :

Utiliser des outils en lien avec l’évitement et la fuite.

En voici quelques exemples :

Ne pas aller à l’épicerie en période forte de gastro car vous pourriez voir quelqu’un vomir. Pire encore, vous pourriez vomir vous-même. Ça, c’est de l’évitement!

Vous dépêcher à finir votre épicerie pour rentrer à la maison, car vous avez la nausée. Ça, c’est de la fuite!

Retenir une envie pour ne pas utiliser les toilettes publiques “pleines de microbes”. Encore de l’évitement.

Changer de bureau au travail, car un de vos collègues a le teint blanc ou parce que ses enfants ont la gastro. Encore de la fuite.

Ce que je vous conseille pour diminuer l’évitement et la fuite c’est de vous questionner régulièrement. Depuis que je prends le temps de déterminer pourquoi je ne vais pas quelque part et/ou pourquoi je désire partir, j’ai éliminé beaucoup de décisions problématiques.

Pourquoi faut-il éviter l’évitement?

Les comportements d’évitements, qui font partie intégrante de la névrose phobique, peuvent devenir très invalidants. La personne finie souvent par refuser catégoriquement de sortir de chez elle de peur d’être confronté à sa phobie. Bien qu’à court terme ces comportements permettent de lutter contre l’angoisse et la peur, celle-ci réapparaîtra à la simple idée d’avoir à affronter la situation anxiogène.

L’évitement est donc un piège. L’anxiété baissera rapidement certes mais en évitant, nous renforçons la peur et la maladie. C’est également le cas en ce qui concerne la fuite.

Avoir des objets et des comportements “au cas où”.

Avez-vous toujours des gravols sur vous? Traînez-vous de la gomme à mâcher, une bouteille d’eau et du purell en tout temps? Ou encore, est-ce que vous lavez vos mains vraiment trop souvent?

Eh bien, tous ces outils là ne font que rassurer la phobie! Nous croyons que ça nous aide car ça nous permet de diminuer l’anxiété mais c’est tout le contraire. L’anxiété baisse certes, cependant il s’agit de comportements pièges.

Mon truc? Choisissez un outil que vous utilisez régulièrement et laissez-le à la maison ou hors de portée. Pour ma part, j’ai commencé par ne plus apporter mon purell avec moi. Je l’ai retiré de ma sacoche. Au début, j’y pensais tout le temps. Sérieusement, ça envahissait mes pensées. Par contre, peu à peu, les périodes auxquelles je n’y pensais pas se sont allongées. Ça doit faire pratiquement 1 an que je n’ai plus de purell avec moi constamment.

Et finalement,

Vouloir se changer les idées.

Celui-là est tough! Disons que c’est l’outil avec lequel j’ai le plus de difficultés. Même si depuis la nuit des temps le truc no.1 partagé partout est de se changer les idées, voici pourquoi il est contre productif.

Disons que l’idée de vomir apparaît dans vos pensées et vous êtes déjà en train de regarder votre série télé favorite. Habituellement, vous allez probablement changer d’activité, car d’écouter la télé ne suffit pas pour mettre le focus ailleurs. Vous voulez vous changer les idées quoi! Le problème c’est que vous donnez une fois de plus raison à la phobie. En changeant d’activité, vous altérez votre vie en fonction de la peur.

Ce qu’il faut faire c’est de continuer ce que vous faisiez déjà. Si vous êtes en train de travailler, ne changez pas de tâche. Si vous êtes occupé à lire un livre, ne décidez pas d’aller sur les “zinternets” à la place.

Le premier comportement de ce type que j’ai changé a été celui de jaser avec mon conjoint lorsque je me sens mal. Bien sûr, il m’arrive encore de le faire quand la peur est beaucoup trop élevée. Mais comme pour tous les autres outils, les changements se font graduellement et oui, il se peut que ça prenne du temps avant d’en éliminer un complément.

En conclusion.

Bien que le retour de l’automne est épeurant pour nous, il ne faut en aucun cas, laisser la place à la phobie. C’est le moment de redoubler d’efforts pour s’en sortir. Bien que les comportements contraphobiques nous sont enseignés depuis longtemps, il faut trouver un professionnel qui saura identifier ces comportements pièges avec vous. Il vous aidera à vous en libérer pour ainsi combattre votre vrai ennemi, l’émétophobie.

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