Ce que je veux que tu saches toi, mon amie TPL.

Ce soir, je vous partage une lettre à cœur ouvert. Un peu de la même façon qu’un journal intime, j’écris ses mots sans filtre et sans retenue. Comme si le monde n’existait pas. Ces mots que je partage avec vous ne sont pas faciles à écrire. Par contre, je crois qu’il est important de le faire, car j’espère que vous pourrez lire cette lettre comme si vous en étiez le destinataire. J’écris ces mots pour exprimer ce que je ressens lorsque je pense à mon amie qui vit avec le trouble de personnalité limite. 

J’espère que vous pourrez lire ce qui suit avec de l’amour envers vous-même.

Ce que j’aimerais te dire à toi, mon amie TPL. 

Lettre à toi, mon amie TPL

Il y a près de deux mois déjà, nos chemins se sont croisés. Dès notre première conversation j’ai ressenti la douleur et la détresse dans ta voix. J’ai ressenti ta grande souffrance et ton besoin viscéral d’être écoutée sans jugement. Tu n’avais absolument aucune idée de qui j’étais et malgré le fait que nous nous étions jamais rencontrées, tu m’as accordé toute ta confiance. 

En plein après-midi un jour de semaine, tu t’es confié à une pure inconnue qui était au bout du fil. Tu m’as raconté avec aucune barrière ou presque, une partie de ton histoire. Je suis certaine que ça a dû être épeurant pour toi. Ce n’est pas à tous les jours qu’on s’ouvre comme ça. Encore moins à quelqu’un qu’on ne connaît pas. 

Moi non plus je ne te connaissais pas. Pendant que tu me partageais ta vie privée, je me souviens d’avoir pensé que tu devais être vraiment déboussolée pour t’ouvrir ainsi à une étrangère. J’avais l’impression que tu avais perdu tous tes repères. C’est bizarre de ressentir ça quand tu ne connais pas l’autre. Mais tu sais, même si je ne suis pas TPL, je sais c’est quoi être totalement perdue. 

Tout ça pour dire que même si c’était la toute première fois qu’on discutait, je te comprenais. 

Outre la souffrance, j’ai aussi ressenti dans ta voix, ta grande force. J’ai tout de suite perçue que tu étais une battante. Une femme extraordinaire, une femme courageuse et une personne avec un cœur immense. Au fil des jours et des semaines, j’ai vu que je ne m’étais pas trompé. 

J’ai appris à te connaître avec la maladie oui mais j’ai aussi appris à connaître qui tu es. Deux mois plus tard ce début d’amitié est pour moi, une joie. Malheureusement toi, tu crois le contraire. Les mensonges que la maladie te raconte te laissent croire que tu es un fardeau. Tu crois à tort, que tu ne mérites pas mon amitié. Ni celle de personne d’ailleurs. 

Tu es convaincue que tu ne vaux rien même si je te répète régulièrement que c’est faux. Ta peur profonde d’être abandonné, voire même détesté, t’empêche de croire que les gens peuvent t’aimer. On dirait que tu es tellement convaincue que tu es une mauvaise personne que tu t’empêches de recevoir du beau. Je sais qu’on ne se connaît pas depuis bien longtemps mais j’aimerais tellement ça que tu puisses te voir comme je te vois. 

Ça me fait énormément de peine de savoir que tu te penses sans valeur. Des gens comme toi, j’en ai pas beaucoup rencontré. Ta maladie ne te définit pas. À tes yeux par contre oui. Je ne connais pas très bien le trouble de la personnalité limite encore mais je sais une chose avec certitude : tu es magnifique!

Seigneur que j’aimerais ça que tu aies cette certitude envers toi-même aussi.

Je veux que tu saches que je serai là peu importe ce qui arrivera. Peu importe le nombre de textos, peu importe le nombre de hauts et de bas, tu pourras compter sur moi.

Je veux aussi que tu saches que je vais continuer à te dire que tu es importante…même si parfois ça te fâche. Je vais continuer à te rappeler que tu mérites d’être bien. Même si tu ne le crois pas. Je te dirai tant qu’il le faut que tu es forte, que tu es brave et que tu vas aller mieux…même si ça passe dans le beurre sur le coup. 

Je vais aussi continuer à te dire à quel point je crois en toi et à quel point je suis fière de chaque petite victoire. Même si pour l’instant, tes victoires tu ne les vois pas.

Je n’ai pas toujours les bons mots. Je sais. J’apprends à te connaître en même temps que j’apprends à connaître comment le trouble de personnalité limite fonctionné. Mais…

Je veux que tu saches que je n’abandonnerai pas. Ce n’est pas pour rien que je suis une guerrière! Je vais me battre pour toi. Même s’il faut que je me batte parfois avec le Tpl qui te gruge. Je crois en toi mon amie. 

N’abandonne jamais,

Émélie xx

Mon amie TPL notre équipe, Émélie Hébert Poulin


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